Calames

MMSH-PH-4374 Un Français résidant au Liban depuis quelques semaines, évoque sa vie à Beyrouth en 1975 en tant que cadre de la Banque de l’Union européenne industrielle et financière

Date : 1975-01
Description physique : 1 bde. Durée : 1 h 51 min.
Description : Le couple est marié et a deux enfants de quatre et dix ans. L’homme a étudié les sciences politiques, il a une licence en droit et un Diplôme supérieur d’université de droit privé. Il a commencé par travailler comme assistant à l’université et en 1969, il a été recruté par la Banque de l’Union européenne industrielle et financière qui l’a détaché à Beyrouth en avril 1975. Son épouse occupait un poste dans l’administration à Paris mais depuis leur arrivée au Liban, elle ne travaille pas. L’homme est rémunéré en livres libanaises mais son appartement est payé par la France. Il a le statut de cadre détaché. La politique de la banque a été d’ouvrir une société au Moyen-Orienten association avec des partenaires arabes. Les époux ne connaissaient le Liban que par les livres et ils en avaient l’image d’un pays merveilleux. La femme admet avoir eu un choc en arrivant car elle a été déçue par la saleté. Cependant ils n’ont pas eu de souci d’adaptation matérielle. Ils ont été très bien accueillis par leurs voisins français. Ils ont choisi le quartier en fonction de l’école des enfants et ils se sont installés à Ras Beyrouth dans le secteur de Rawchey. Ils ne quittent pas souvent Beyrouth à leur grand regret, car l’homme a une charge de travail importante et donc pas de véritable week-end. Ils fréquentent un club de tennis français nommé le DTL. Le soir ils sont pris par les dîners d’affaires et d’après eux, la frontière entre la vie privée et la vie professionnelle est ténue. Malgré les difficultés à pénétrer la communauté libanaise, ils ont des amis libanais francophiles qu’ils apprécient beaucoup. Le couple distingue la communauté chrétienne, occidentalisée, de la communauté musulmane, plus intéressée par la langue anglaise. De fait, la langue anglaise est plus diffusée que celle française car elle représente une puissance internationale. L’informateur décrit ensuite sa société à capital koweïtien, libanais ainsi que saoudien. Le président, sur qui tout repose, est un arabe d’origine syrienne. La mission de l’homme est d’implanter dans les pays arabes un marché financier inspiré de l’occident. Il est également chargé de former des cadres libanais. Ses collègues sortent en majorité de l’Université américaine, ou bien ils sont allés étudier aux USA ou à Londres. Le président a suivi une formation française et il s’occupe des opérations financières internationales. La société a été créée en janvier 1974 et le président a préféré recruter un Français, notamment parce que selon lui, les Japonais et les Étasuniens sont moins souples que les Français. La clientèle est composée de sociétés qui ont des projets à financer et d’investisseurs. Les Libanais étant moins bien vus dans les pays arabes pour les affaires, le président de l’entreprise met en avant la fiabilité de la technique française. Certaines banques sont écartées du marché à cause des tensions socio-politiques avec Israël. Si l’homme est satisfait de son expérience professionnelle au sein de la banque de l’Union européenne, en revanche, ce n’est pas le cas de la femme. Les époux et les chercheurs concluent l’entretien en soulignant les rapports entre la situation professionnelle des Français et leur intégration avec la communauté libanaise.
Ancienne cote : F3469
Caractéristiques matérielles et contraintes techniques : Qualité sonore de l'enregistrement : moyenne
Auteur : Métral, Jean
Métral, Françoise
Guy Fouchet
Mireille Fouchet
Sujet : Banque de l'Union européenne
Moyen-Orient
American University of Beirut
Israël
Cadres (personnel)
Banques -- Personnel
Culture dominante
Statut social
Conflit culturel

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