Calames

MMSH-PH-4381 Un père jésuite, préhistorien et spécialiste de l’histoire de l’Islam, fait le récit de la présence de la Compagnie de Jésus au Liban jusqu'en 1975

Date : 1975-01
Description physique : 1 bde. Durée : 1 h 38 min.
Description : L’entretien prend la forme d'une discussion libre sur l'histoire de la présence jésuite au Moyen-Orient, sur son lien à la colonisation et sur les hiérarchies sociales libanaises. Il n'y a pas d'indication biographique précise sur le prêtre. L’homme est Jésuite, son grand-père était un ami intime du père Foucaud et il a conservé toute la correspondance entre les deux hommes. Il parle des valeurs des Jésuites qui ont toujours œuvré pour la langue arabe car le projet apostolique passe par elle. Il évoque ensuite la tradition constante et consciente de s’adresser à l’élite pour agir sur les gens qui peuvent agir. Il cite beaucoup d’anecdotes à propos des différents ambassadeurs, de l’université Saint-Joseph et aborde la différence entre les mandats libanais et syriens, en citant les fondations jésuites à Alep, à Homs, à Damas, à Tartous et chez les Alaouites. Il retrace l’histoire des Jésuites sur une quarantaine d’années et explique le recrutement des Libanais dans l’ordre qui est de deux types : les frères ( les très pauvres) et les pères (issus de grandes familles). Il mentionne les figures décisives chez les Jésuites avec “l’équipe de l’arabe” et la gouvernance avec De Bonneville, Bonnet-Eymart. Il évoque le général de Gaulle considéré comme un grand homme par les arabes musulmans et explique que les Jésuites ont été du côté de Vichy par tradition bien-pensante, patriotique. L’informateur raconte une anecdote au sujet De Gaulle en visite à l’université qui ne trouva aucun enseignant ni élève car ceux-ci avaient obéi à l’ordre de De Bonneville et Chanteur qui voulaient saboter la visite. Ces deux derniers furent d’ailleurs envoyés en exil en Egypte et ne revinrent jamais au Liban. Ils ont laissé l’idée d’un Proche-Orient indépendant et responsable de lui-même tout en considérant le Liban et la langue arabe comme une tête de pont pour diffuser le christianisme dans le monde arabe. Il évoque également le mandat avec le Général Gouraud qui prenait ses décisions en fonction de ce que disait le père Chanteur. Il insiste sur l’image de panache, de paraître de la part des Jésuites en donnant comme exemple l’église de Jamhour. Selon lui, le déclin de la chrétienté au Liban est lié à celle du reste du monde. Les Jésuites se sont appuyés sur les élites qui sont finalement perméables à l’idée de l’argent. Le rejet de la part des Libanais envers les Jésuites a été fort entre 1940 et 1950. En 1975, la situation est plus complexe, selon lui les Libanais voudraient être autonomes mais en même temps réclament de l’aide et il donne l’exemple de la faculté de médecine. Les Jésuites ne peuvent plus y avoir un vrai rôle car la faculté est le symbole d’une ère révolue, c’est la fin de l’action missionnaire et un changement radical du rôle des institutions. Par ailleurs, la structure sur laquelle vivent les Jésuites est figée car il n’y a plus d’argent, plus d’idéal. L’informateur pense que les Libanais doivent prendre leur destinée en main et le concept du Liban phénicien (ni chrétien, ni musulman) lancé en 1970 en est la preuve.
Ancienne cote : F3473
Caractéristiques matérielles et contraintes techniques : Qualité sonore de l'enregistrement : moyenne
Auteur : Métral, Jean
Métral, Françoise
Francis Hours
Sujet : Islam
Compagnie de Jésus
Moyen-Orient
Université Saint-Joseph (Beyrouth)
Alep (Syrie)
Homs (Syrie)
Damas (Syrie)
Tartouss (Syrie ; région)
Alawites
Gaulle, Charles de (1890-1970)
Action missionnaire médicale
Église catholique
Ordres monastiques et religieux
Culture dominante
Éducation religieuse

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